Le "vélo partagé" est un système de mise à disposition publique - gratuite ou payant - de vélos. Elle prend différentes formes: vélos en libre service (Vélib', Vélov), de location classique, voire de systèmes plus innovants comme le système Call a bike en Allemagne. C'est à La Rochelle qu'il apparaît pour la première fois en Europe en 1975.
Cartographie des systèmes de vélos partagés en France en 2009
dimanche, septembre 27, 2009 | Filed Under Aménagement, Développement durable, Mobilité, Transport, Vélo | 0 Comments
Note introductive de mémoire universitaire - "Evaluer les politiques cyclables sous le prisme des mobilités actives"
Les évolutions récentes des manières de désigner les transport « alternatifs » ne sont pas sans rappeler les débats autour de l’appellation des personnes « handicapées » : « handicapés », « personnes à besoins spécifiques », et finalement « personnes à mobilité réduite ». Derrière ces choix étymologiques se construit ici une conception de l’aménagement de l’espace, voir de lois, parfois productrices de prescriptions urbanistiques et architecturales nouvelles (loi pour « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées »).
Les moyens de transports « alternatifs » - aux modes motorisés - apparaissent au cœur de ces changements, incarnés à travers l’appellation de « mobilités actives ». Ils assimilent progressivement la marche et le vélo comme un maillon à part entière des « boucles de déplacements » quotidiennes (MINVIELLE, 2000). Jusque là basée sur une approche limitant les chaînes de déplacements à un seul mode, les outils de connaissance des déplacements - tels que les dernières exploitations des enquêtes ménages déplacements (EMD) - commencent à évoluer. Récemment, l’enquête « Villes cyclables », sur l’évaluation des politiques modes actifs réalisée en 2007, ouvre une première brèche dans une méthodologie qui inclue le « système vélo » (HERAN, 2007) et la marche dans toutes leurs composantes (voirie, infrastructures, services, communication, gouvernance).
En construisant une réflexion critique sur les outils d’évaluation des « transports alternatifs » actuels (EMD, « enquête cyclable »), nous proposerons une série de pistes à suivre pour améliorer la prise en compte des mobilités actives dans les évaluations des politiques de transport.
La méthodologie adoptée est celle de l’analyse critique des EMD et de l’enquête cyclable. Celle-ci sera orientée par une série d’entretiens avec les acteurs impliqués dans l’évaluation des politiques de transport, et plus particulièrement des transports alternatifs. Du côté des scientifiques, il s’agit de Frédéric Héran, auteur des différentes enquêtes cyclables; et de chercheurs experts des EMD. Du côté des représentants des acteurs « politiques », Hubert Peigné, Coordinateur Interministériel pour le Développement de l’Usage du Vélo ; et Véronique Michaud, Secrétaire Générale du Club des Villes et territoires cyclables. Enfin nous chercherons à interroger les prospecteurs, les propositions d’usage des NTIC de Jean-Loup Madre seront à ce titre intéressantes.
Cette méthodologie se complètera d’une série d’entretiens avec des usagers des transports destiné à comparer les trajets quotidiens effectifs – en tant que « chaîne de déplacement » dans son ensemble – aux critères retenus sur les questionnaires standards des EMD.
La réflexion se compose en trois temps. En premier lieu on s’interrogera sur le glissement conceptuel choisi. Quelles raisons amènent à parler de « mobilité active » ? Que signifie-t-elle ? Et son dépassement n’induirait il pas un nouvel enrichissement conceptuel : n’est-on pas « actif » intellectuellement quand on est en train de choisir un itinéraire en voiture, ou quand on exerce une activité dans le métro ?
Posé ce cadre, on décortiquera les principaux outils de connaissances des déplacements locaux aujourd’hui, sous le prisme des modes actifs : les EMD, et l’enquête cyclable plus récente. Quelles sont leurs limites empêchant de comprendre la place des modes actifs dans les itinéraires journaliers ? Peut-on exploiter plus encore les outils déjà existants ?
Enfin, on avancera une série de propositions destinées à améliorer les outils de connaissance des déplacements locaux. Les EMD apparaissent à ce titre comme un outil stratégique à faire évoluer : sur son fond comme sur ses exploitations.
Les moyens de transports « alternatifs » - aux modes motorisés - apparaissent au cœur de ces changements, incarnés à travers l’appellation de « mobilités actives ». Ils assimilent progressivement la marche et le vélo comme un maillon à part entière des « boucles de déplacements » quotidiennes (MINVIELLE, 2000). Jusque là basée sur une approche limitant les chaînes de déplacements à un seul mode, les outils de connaissance des déplacements - tels que les dernières exploitations des enquêtes ménages déplacements (EMD) - commencent à évoluer. Récemment, l’enquête « Villes cyclables », sur l’évaluation des politiques modes actifs réalisée en 2007, ouvre une première brèche dans une méthodologie qui inclue le « système vélo » (HERAN, 2007) et la marche dans toutes leurs composantes (voirie, infrastructures, services, communication, gouvernance).
En construisant une réflexion critique sur les outils d’évaluation des « transports alternatifs » actuels (EMD, « enquête cyclable »), nous proposerons une série de pistes à suivre pour améliorer la prise en compte des mobilités actives dans les évaluations des politiques de transport.
La méthodologie adoptée est celle de l’analyse critique des EMD et de l’enquête cyclable. Celle-ci sera orientée par une série d’entretiens avec les acteurs impliqués dans l’évaluation des politiques de transport, et plus particulièrement des transports alternatifs. Du côté des scientifiques, il s’agit de Frédéric Héran, auteur des différentes enquêtes cyclables; et de chercheurs experts des EMD. Du côté des représentants des acteurs « politiques », Hubert Peigné, Coordinateur Interministériel pour le Développement de l’Usage du Vélo ; et Véronique Michaud, Secrétaire Générale du Club des Villes et territoires cyclables. Enfin nous chercherons à interroger les prospecteurs, les propositions d’usage des NTIC de Jean-Loup Madre seront à ce titre intéressantes.
Cette méthodologie se complètera d’une série d’entretiens avec des usagers des transports destiné à comparer les trajets quotidiens effectifs – en tant que « chaîne de déplacement » dans son ensemble – aux critères retenus sur les questionnaires standards des EMD.
La réflexion se compose en trois temps. En premier lieu on s’interrogera sur le glissement conceptuel choisi. Quelles raisons amènent à parler de « mobilité active » ? Que signifie-t-elle ? Et son dépassement n’induirait il pas un nouvel enrichissement conceptuel : n’est-on pas « actif » intellectuellement quand on est en train de choisir un itinéraire en voiture, ou quand on exerce une activité dans le métro ?
Posé ce cadre, on décortiquera les principaux outils de connaissances des déplacements locaux aujourd’hui, sous le prisme des modes actifs : les EMD, et l’enquête cyclable plus récente. Quelles sont leurs limites empêchant de comprendre la place des modes actifs dans les itinéraires journaliers ? Peut-on exploiter plus encore les outils déjà existants ?
Enfin, on avancera une série de propositions destinées à améliorer les outils de connaissance des déplacements locaux. Les EMD apparaissent à ce titre comme un outil stratégique à faire évoluer : sur son fond comme sur ses exploitations.
vendredi, septembre 11, 2009 | Filed Under Aménagement, Développement durable, Mobilité, Politique, Réseaux, Transport, Vélo | 0 Comments

